Jeudi 19 mai 2011 4 19 /05 /Mai /2011 15:17

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Annoncé comme la réécriture des Cinq Derniers contrats Daemone Eraser publié initialement en 2001, Daemone est plus qu'un simple remake. C'est un livre différent, aussi percutant mais plus profond, que nous propose Thomas Day.

 

David Rosenberg est Daemone Eraser "Le golem de New-Edo", un gladiateur terrible. Un champion des arènes déjà mort une fois, et dont la copie informatique de l'esprit a été replacée dans un corps de synthèse. Mais si Daemone ne vit que pour le combat et l'adrénaline qu'il procure. David, lui, est fatigué et souhaiterai en finir avec le jeu. Car plutôt qu'une, David Rosenberg est mort deux fois : Une fois dans l'arène et une seconde fois de manière plus profonde et plus cruelle. Une mort psychologique plus que physique, quand Susan, sa femme, s'est retrouvée dans le coma à la suite d'un accident. Depuis David est   les souvenirs et la mélancolie pendant que Deamone élimine les uns après les autres les adversaires dans l'arène.

Ainsi lorsque Lhargo, le Guerrier du temps, vient lui proposer "d'effacer" cinq personnes -pas d'enfant et pas d'innocent, précise t-il - en échange de quoi il pourra faire revivre Susan, le choix de deamone se fait très vite. Accompagné de ses deux gardes du corps, Gilrien l'homme chat etla splendide Kimoko. Daemone Eraser va parcourir les planètes de l'Empyrum pour dénicher ses proies.

 

Hommage aux westerns de Sam Peckinpah et Sergio Leone. On retrouve dans Deamone la plume débridée  de Stairway to Hell ou de L'école des Assassins  et plus récemment de La Maison aux Fenêtres de Papier. Ça va très vite, il y a de l'action (beaucoup), du sexe (un peu) et des dialogues qui font mouche. De plus, Thomas Day a retravaillé le fond, en gardant la forme de la première version. Le background a été enrichi et le prologue apporte une autre dimension à l'histoire. On sent qu'il a pris du plaisir à se replonger dans cet univers et par conséquent le challenge de faire un livre plus ambitieux est réussi. Comme souvent chez l'auteur, l'écriture est très visuelle, cinématographique diront peut-être certains. Moi, j'ai lu Daemone un peu comme un manga. Je pense à Yukito Kishiro et Kazuo Koike, par exemple. Si Thomas Day lisait de la  bd japonaise  -ce qui n'est pas le cas- on pourrait situer Deamone quelque part entre Gumnn pour l'esprit sf  et Lone Wolf and Cub pour l'aspect plus humain. Daemone est une série B gonflée à l'adrénaline qui a pour but de divertir. C'est aussi un livre qui soulève quelques questions intéressantes, car Thomas Day n'est pas un misanthrope, bien au contraire ; et à l'instar de Kill Bill de Tarantino, Daemone est une histoire sur l'amour. L'amour d'un homme prêt à tuer cinq personnes pour retrouver sa femme. Mais aussi l'amour de Kimoko pour Daemone qui tourne à l'obsession. Ou encore celui que découvrira Lhargo : une forme d'amour qui découle de la fascination.

 

En conclusion, Daemone est un space op' déjanté très réussi qui comporte en profondeur une réflexion sur l'amour. Un western galactique puissant qui accroche le lecteur et le plonge dans un univers foisonnant. Et à lire l'interview à la fin du volume. On a qu'une envie, c'est que Thomas Day se replonge rapidement dans le cycle de Sept Berceaux.

 

 

Titre: Daemone

Auteur: Thomas Day

Editeur : Le Belial'

Date de parution : Mai 2011

Nombre de page : 197

Prix : 15 euros ou 6 euros en numérique

Par Blondin - Publié dans : Romans
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Mardi 3 mai 2011 2 03 /05 /Mai /2011 20:33

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  Criminalest une série de Ed Brubaker et Sean Phillips, et comme le tox qui tombe sur une came d'exception, je viens de m'envoyer les 4 premiers tomes en l'espace de quelques jours. Maintenant, les yeux injectés de sang,  les mains tremblantes, et le dos trempé de sueur, je tourne en rond dans mon appart en attendant de trouver le cinquième tome.Plus sérieusement, ce crime comic comme disent les ricains possède tout les atouts d'une bonne bd. 

  

Ed Brubaker qui n'est quand même pas un novice dans le métier déploie au fil des tomes un univers cohérent à la fois dur, réaliste et violent. Chaque épisode raconte une histoire, mais l'ensemble se passe dans la même ville et certains personnages et lieux apparaissent à plusieurs reprises. Le tout crée un background fourni qui devient rapidement familier au lecteur. Les scénarios sont impeccables, tout comme les dialogues d'ailleurs. De plus, le pinceau de Sean Phillips sert magnifiquement les histoires. Ses jeux d'ombres noir et blanc renforcent et illustrent parfaitement les histoires, leur donnant cet aspect sombre et glauque.  

Criminal

Léo est un voleur très doué. Très doué et toujours en vie après toute ces années de magouille parce qu'il respecte les règles. Quand Seymour, une veille connaissance vient le trouver pour un gros coup, Léo n'est pas chaud. L'expérience et les souvenirs lui font pressentir un coup foireux. Pourtant, Léo toujours prompt à respecter les règles du métier va en enfreindre une primordiale : toujours suivre son instinct. Ce premier tome de la série est vraiment bien fait. Léo  est un personnage attachant et  le scénario bluffant prend le lecteur à contre pied. 

 

Criminal2.jpg Impitoyablele deuxième opus est une affaire de famille. Et la famille s'est sacrée, demandez donc à Tracy Lawless. Ce gars qui rentre en ville après avoir passé quelques années en Irak n'a qu'une idée en tête, venger son petit frère, Ricky qui a été abattu par sa bande. il doit donc infiltrer le groupe ; et pour ça il doit se montrer malin et patient. Ça tombe bien, être malin  pour endormir l'ennemi, c'est un truc que Tracy a retenu de l'armée. En revanche La ville  de son d'enfance se n'est pas Bagdad. Il ne va pas falloir laisser traîner des cadavres partout. Si l'intrigue est plus conventionnelle que dans Lâche,en revanche l'histoire est bien menée. Et Brubaker nous enfonce encore un peu plus dans la moiteur des nuits de Criminal.  criminal_tome3-copie-1.jpg

Le troisième tome, Mort en sursis,est en  fait un come back dans la vie d'un des personnages : le charismatique patron du bar l'Undertow, Jake "la grogne". Car avant de tenir ce bouge malfamé qu'est l'un Undertow, Jake a été dans les années 70 un boxeur à la carrière prometteuse. Malheureusement Jake est tombé amoureux de la même femme que son pote. Sebastian. Ce récit s'entrecroise avec un autre, celui de Danica, la magnifique jeune femme dont sont amoureux les deux jeunes garçons. Ed Lawless, le père de Tracy et Rick  va braquer avec Danica une planque des Hyde. Mort en sursis est le tome que j'ai le moins aimé. L'intrigue est assez classique et après avoir lu les deux premiers, on comprend vite où veut nous emmener Brubaker. Malgré tout, il reste intéressant, notamment pour découvrir comme "la grogne" a hérité de l'Undertow.

 

criminal_04_91670.jpgQuatrième et avant dernier opus : Putain de nuit !. On retrouve un personnage qui est déjà apparu dans Lâche,le faussaire Jacob Kurtz. Kurtz est insomniaque et dépressif depuis l'accident qui a coûté la vie à sa femme,qui était aussi la nièce de Wallter Hyde. On l'a longtemps cru responsable de l'accident . C'est pour ça que Chester, l'homme de main de Hyde lui a brisé les deux jambes. innocenté, il a renoncé à ses activités criminel et se consacre seulement à Franck Kafka, ce personnage de bd dont il dessine les aventures dans un journal. Un soir, il rencontre une jeune femme. De cette rencontre nocturne Jacob Kurtz ne se remettra pas. Des quatres, Putain de nuit ! est certainement mon préféré. Le scénario est diabolique et faut bien le dire assez inattendu. si le précèdent tome était assez convenu Putain de nuit ! à l'instar de Lache trompe habilement le lecteur pour un putain de final !

 

              Voila pour ce petit tour d'horizon de Criminal. Si tout les tomes ne sont pas des tueries (encore que, au sens propre, c'est faut !) Criminalest une série aux qualités indéniables. Les personnages bien construits, les scénarios impeccables associés aux ambiances distillées par la patte de Sean Phillips en font une oeuvre incontournable. Criminal est une bd captivante et addictive à l'ambiance très forte. A lire. Autant pour les amateurs de polar que pour ceux de bande dessinée.

 

Titre : Criminal

Auteur : Ed Brubaker

Dessinateur : Sean Phillips

Editeur : Delcourt

Nombre de page : Une centaine environ pour chaque opus

Date de parution : Entre 2007 et 2009

Prix : entre 13 et 14 euros selon les tomes

Par Blondin - Publié dans : Comics - Communauté : Lecture sans frontières
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Samedi 23 avril 2011 6 23 /04 /Avr /2011 00:00

sky-hawk_jiro-taniguchi.jpgTiens, ça fait un petit moment que je n'aie pas causé de bande dessinée japonaise par ici. Et pour cause, je n'avais pas lu de manga depuis quelques temps. Attendant, avec une impatience toute fébrile, comme de nombreuses personnes le tome 7 de Pluto qui vient enfin de sortir. Mais bon, il ne s'agit pas du manga de Urasawa et de Tezuka dont je voulais vous parler aujourd'hui mais d'un western signé Jirô Taniguchi qui m'a tapé dans l'oeil. 

 

Jirô Taniguchi a souvent évoqué sont intérêt pour la bande dessinée occidentale, dont on retrouve l'influence dans certains de ses mangas comme Le sommet des dieux, ou encore Icare réalisé en collaboration avec Jean "Moebuis' Giraud. C'est d'ailleurs ce dernier qui signe la préface de Sky Hawk. Préface dans laquelle, le père de Blueberry, nous fait remarquer, à juste titre, que si la mode du western a définitivement quittée Hollywood à la fin des années 70, c'était pour mieux trouver refuge dans la bande dessinée francophone.

 

Les Japonais, comme les Européens, ont été biberonnés aux westerns Hollywoodiens, où John Wayne et Gary Cooper défendaient la veuve et l'orphelin. Puis, le  "western spaghetti"  de Sergio Leone est venu mettre un grand coup de pied au cul au mythe de l'ouest que Clint Eastwood et Sam Peckinpah ont fini d'achever, pour notre plus grand plaisir. Pourtant les mangas westerns n'ont jamais vraiment enthousiasmé les lecteurs Japonais. C'est certainement la raison pour laquelle Jirô Taniguchi a attendu aussi longtemps pour écrire le siens.

  

Sky Hawkraconte l'histoire de deux samouraïs qui ont dû quitter le Japon après la défaite de leur clan. Manzo et Hikosaburo explorent les territoires de l'ouest américain et sont fascinés par les paysages qu'ils découvrent. Un jour il rencontre une jeune indienne qui est un train d'accoucher dans une forêt. Ils lui portent secours, et l'aident à mettre au monde son enfant. Running Deer leur explique, ensuite, qu'elle a été achetée par des blancs avant de s'enfuir. Pourchassés par les hommes du propriétaire qui veut récupérer son esclave, Running Deer, son bébé, Manzo et Hikosaburo vont trouver refuge dans une tribu Sioux Oglalas. A Partir de là, les deux samouraïs vont assister au génocide dont sont victimes les indiens. Des promesses non tenues de Washington jusqu'à la célèbre bataille de Little Big Horn, où le général Custer et son armée seront vaincus, ils vont se battre aux côtés des Sioux.

 

 A mon avis Sky Hawkest un western réussit parce qu'il s'appuie sur des faits historiques très précis. Jirô Taniguchi ne s'est pas contenté d'écrire et de dessiner une histoire d'aventure à grand coup de flingue et de guerriers indiens. Il a pris le parti de placer son récit à un moment décisif de l'histoire des États-Unis. Rappelant au passage aux lecteurs que le pays de " la liberté" s'est construit sur un massacre de plusieurs millions d'innocents. D'autre part, il est intéressant d'imaginer  la rencontre entre les Sioux et les Japonais comme la fait le mangaka. Les deux civilisations ayant de nombreux points communs ; notamment dans leur rapport à la nature, mais aussi entre le Bushido et le code de l'honneur des guerriers Oglalas. 

Surtout que cette rencontre imaginaire a peut être eu lieu, puisque comme nous l'apprend l'auteur dans la postface : une quarantaine de guerriers japonais du clan Aizu ayant perdu la bataille de Boshin se sont réfugiées à San-Franscisco en 1869. 

 

Comme toujours avec Taniguchi le trait est soigné. Le découpage maitrisé sert parfaitement le scénario. Petit bémol tout de même certains dialogues, au début surtout, sont vraiment simplistes et laissent planer le doute sur la qualité de la traduction. Quoi qu'il en soit, Sky Hawkn'en est pas moins intéressant, la qualité du dessin et les références historiques estompent rapidement les quelques défauts de dialogue. De plus, l'aventure de ces deux samouraïs qui enseignent le Ju-jitsu aux indiens et qui taillent sévèrement les rangs des "Tuniques Bleues" à grand coup de katana est très accessible aux amateurs de bandes dessinées francophones par forcément habitués aux codes du manga.  

 

 

Titre : Sky Hawk 

Auteur: Jirô Taniguchi

Date de parution : 2009

Editeur : Casterman

Nombre de page : 283

Prix : 12.50 Euros       

Par Blondin - Publié dans : Mangas - Communauté : Lecture sans frontières
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Jeudi 14 avril 2011 4 14 /04 /Avr /2011 10:09

Chapitre 3  : L'ombre sur la mesure

 

"Des coulisses aux planches, des jours sombres aux nuits de revanches

quelques rumeurs larvées comme des braises qui

menacent de s'enflammer après l'extinction d'un incendie."

 

La culture hip-hop à ses codes et ses albums de références. L'ombre sur la mesure, le premier opus de La Rumeur sortie en 2002 fait partie de ces  disques indispensables qui font la fierté et l'histoire de cette musique et de ce mouvement culturel. Ambiance polar et film noir, référence à Boudard (le coffre-fort se suivra pas le corbillard) et André Brink (L'ombre sur la mesure) se qui frappe en premier lieu à l'écoute de ce disque c'est le mélange entre un style d'écriture très littéraire et des punchlines plus "classiques" du rap. Les 19 titres qui composent l'album exposent les thèmes qui deviendront recurant dans l'histoire du groupe : la  cité (A 2000 lieues de la mer, Le silence de ma rue ), le colonialisme (365 cicatrices), l'histoire des immmigrés algériens, (Le cuir usé d'une valise, Moha, Premier matin de novembre). Les titres s'enchainent parfaitement variant les fictions et les textes inspirés du réel. Du côté des prods musicales les deux DJs, Kool M et et Soul G, samplent allégrement Soul, Funk et Jazz donnant à l'album un style Jazzy aux sonorités polardeuses, sombres et lancinantes.

 

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L'ombre sur la mesure 19 titres 

La Rumeur : Hamé, Ekoué, Le Paria, Le bavard, Kool M, Soul G

Sortie en 2002 

 Reédition spéciale en 2003 avec un maxi 4 titres.

 

 

 

Par Blondin - Publié dans : Musique
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Lundi 11 avril 2011 1 11 /04 /Avr /2011 00:00

Dexter.jpg Cela faisait un bon moment que j'avais envie de découvrir Pete Dexter, alléchées par les bonnes critiques, que j'avais pu lire, sur Paperboy et Train. C'est maintenant chose faite, avec Cotton Point, que je me suis procuré en poche. Et le moins que je puisse dire, c'est que j'ai été vraiment emballé par l'ambiance, et par l'aspect sociologique  de ce livre.

 

 Etat de Georgie dans les années 50, Paris Trout est un homme d'affaire. Propriétaire d'une épicerie, il  prête aussi de l'argent aux  noirs qui dans cet état raciste ne peuvent pas faire de crédit dans les banques. Mais Paris Trout n'est ni un bon samaritain ni un philanthrope, juste un homme riche qui profite de la ségrégation pour s'enrichir. A Cotton Point, les habitants le craignent plus qu'ils ne le respectent. Ainsi lorsque, pour une histoire de dette non remboursée, il abat froidement une jeune fille de quatorze ans, il ne pense vraiment pas être inquiété par la police.

 

Sur la base de ce crime raciste, Pete Dexter dresse  un portrait au vitriol de l'Amérique sudiste des années 50. La ville  appartient à de riches notables corrompus et trop lâches pour réagir devant cette horrible meutre. Si bien que le sheriff ne prend même pas la peine se déplacer pour interroger Trout, se contentant de lui demander de se présenter à son bureau pour quelques questions. Son avocat, lui, essaye de le disculper en proposant de l'argent à son  complice, afin qu'il endosse la responsabilité du meutre. Mais un grain de sable va venir enrayer la machine. La  femme de Trout, Hanna, qui a accepté beaucoup des obsessions de son mari va décider de le quitter. Ainsi le petit monde de Paris Trout va basculer, et  peu à peu se refermer sur lui, le laissant seul avec ses armes, sa paranoïa, et sa folie grandissante.

 

 La force de Cotton Point vient de ses personnages. Taillée au scalpel, la psychologie des différents protagonistes est dévelopées avec une lucidité glaçante. Au travers de la vie de chacun, Pete Dexter expose la partie sombre de l'humanité : tous ont des problèmes, des rancoeurs et des erreurs qu'ils aimeraient bien enfouir. Malgré tout, au milieux de ce meutre injuste et de la lâcheté de certains, il arrive à extraîre un brin d'humanité, car le monde et les mentalités changent, et la ségrégation ne pourra pas durer. Cotton Point est un livre très sombre où la tension ne baisse pas du début à la fin. Le racisme inhérent à la folie de Paris Trout, son obsession de l'argent et des armes mettent en évidence les maux intrinsèques  de  l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui.  

  

 

Titre : Cotton Point

Auteur : Pete Dexter

Editeur : Point

Nombre de page : 413

Date de parution : Fevrier 2011 (pour cette édition)

Prix : 7.50 euros

Par Blondin - Publié dans : Romans - Communauté : Lecture sans frontières
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