Annoncé comme la réécriture des Cinq Derniers contrats Daemone Eraser publié initialement en 2001, Daemone est plus qu'un simple remake. C'est un livre différent, aussi percutant mais plus profond, que nous propose Thomas Day.
David Rosenberg est Daemone Eraser "Le golem de New-Edo", un gladiateur terrible. Un champion des arènes déjà mort une fois, et dont la copie informatique de l'esprit a été replacée dans un corps de synthèse. Mais si Daemone ne vit que pour le combat et l'adrénaline qu'il procure. David, lui, est fatigué et souhaiterai en finir avec le jeu. Car plutôt qu'une, David Rosenberg est mort deux fois : Une fois dans l'arène et une seconde fois de manière plus profonde et plus cruelle. Une mort psychologique plus que physique, quand Susan, sa femme, s'est retrouvée dans le coma à la suite d'un accident. Depuis David est les souvenirs et la mélancolie pendant que Deamone élimine les uns après les autres les adversaires dans l'arène.
Ainsi lorsque Lhargo, le Guerrier du temps, vient lui proposer "d'effacer" cinq personnes -pas d'enfant et pas d'innocent, précise t-il - en échange de quoi il pourra faire revivre Susan, le choix de deamone se fait très vite. Accompagné de ses deux gardes du corps, Gilrien l'homme chat etla splendide Kimoko. Daemone Eraser va parcourir les planètes de l'Empyrum pour dénicher ses proies.
Hommage aux westerns de Sam Peckinpah et Sergio Leone. On retrouve dans Deamone la plume débridée de Stairway to Hell ou de L'école des Assassins et plus récemment de La Maison aux Fenêtres de Papier. Ça va très vite, il y a de l'action (beaucoup), du sexe (un peu) et des dialogues qui font mouche. De plus, Thomas Day a retravaillé le fond, en gardant la forme de la première version. Le background a été enrichi et le prologue apporte une autre dimension à l'histoire. On sent qu'il a pris du plaisir à se replonger dans cet univers et par conséquent le challenge de faire un livre plus ambitieux est réussi. Comme souvent chez l'auteur, l'écriture est très visuelle, cinématographique diront peut-être certains. Moi, j'ai lu Daemone un peu comme un manga. Je pense à Yukito Kishiro et Kazuo Koike, par exemple. Si Thomas Day lisait de la bd japonaise -ce qui n'est pas le cas- on pourrait situer Deamone quelque part entre Gumnn pour l'esprit sf et Lone Wolf and Cub pour l'aspect plus humain. Daemone est une série B gonflée à l'adrénaline qui a pour but de divertir. C'est aussi un livre qui soulève quelques questions intéressantes, car Thomas Day n'est pas un misanthrope, bien au contraire ; et à l'instar de Kill Bill de Tarantino, Daemone est une histoire sur l'amour. L'amour d'un homme prêt à tuer cinq personnes pour retrouver sa femme. Mais aussi l'amour de Kimoko pour Daemone qui tourne à l'obsession. Ou encore celui que découvrira Lhargo : une forme d'amour qui découle de la fascination.
En conclusion, Daemone est un space op' déjanté très réussi qui comporte en profondeur une réflexion sur l'amour. Un western galactique puissant qui accroche le lecteur et le plonge dans un univers foisonnant. Et à lire l'interview à la fin du volume. On a qu'une envie, c'est que Thomas Day se replonge rapidement dans le cycle de Sept Berceaux.
Titre: Daemone
Auteur: Thomas Day
Editeur : Le Belial'
Date de parution : Mai 2011
Nombre de page : 197
Prix : 15 euros ou 6 euros en numérique


Quatrième et
avant dernier opus : Putain de nuit !. On retrouve un personnage qui est déjà apparu dans Lâche,le faussaire Jacob Kurtz. Kurtz est insomniaque et
dépressif depuis l'accident qui a coûté la vie à sa femme,qui était aussi la nièce de Wallter Hyde. On l'a longtemps cru responsable de l'accident . C'est pour ça que Chester,
l'homme de main de Hyde lui a brisé les deux jambes. innocenté, il a renoncé à ses activités criminel et se consacre seulement à Franck Kafka, ce personnage de bd dont
il dessine les aventures dans un journal. Un soir, il rencontre une jeune femme. De cette rencontre nocturne Jacob Kurtz ne se remettra pas. Des quatres, Putain de
nuit ! est certainement mon préféré. Le scénario est diabolique et faut bien le dire assez inattendu. si le précèdent tome était assez convenu Putain
de nuit ! à l'instar de Lache trompe habilement le lecteur pour un putain de final !




